Roadtrip en Crète – octobre 2019

[Jour 1] : Crète, me voilà !

1 semaine entre montagnes et eaux turquoises

Une fois arrivé à l’aéroport de Héraklion, je récupère la voiture louée pour la semaine. J’ai opté pour un 4×4 pour pouvoir me faire plaisir sur les routes de montagne, mais aussi pour avoir assez de place et adopter la Vanlife pour quelques nuits.

Pour ce voyage en solo j’ai décidé de noter que les grandes lignes de ce que je voulais faire, mais sans avoir un réel planning. Ni même de réservations à l’avance. Il faut dire que c’est la période creuse ici et qu’il n’y a pas un chat et encore moins dans les montagnes!

Histoire d’être relax, j’ai quand même réservé une petite auberge de jeunesse pour ma première nuit à Chania. Après un peu plus d’une heure de route me voilà arrivé dans la ville la plus “vivante” de l’île.

Je pose mes affaires au Coccoon City Hostel, une auberge récente, meublée style IKEA. Après une petite sieste (départ à 3h du matin d’Orléans…) Je me dirige vers le centre historique. Une rapide balade et la pluie m’oblige à trouver une petite taverne. J’y déguste ma première bière locale et ainsi que mes premiers plats.

[Jour 2] : Lagon et plage de rêve.

Une eau transparente, une grande première

Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner je prends la direction de Balos, le point le plus au Nord Ouest de mon périple. Je décide d’y aller assez tôt pour éviter la foule. Après quelques heures de route, les 8 derniers kilomètres sont sur un chemin de terre longeant les eaux turquoise de la mer de Crète avec pour compagnie de troupeaux de chèvres (il y en a en fait absolument partout sur les routes)

Une fois arrivé à destination, il suffit de garer le véhicule et faire les derniers mètres à pied. Le chemin arrive sur les hauteurs du lagon et la vue est à couper le souffle ! Je me promène aux alentours pendant une partie de la matinée. Je m’autorise en suite une petite trempette dans ces eaux transparentes et encore bien chaudes pour cette période de l’année.

La mi-journée arrive et après un moment de farniente au soleil, je reprends la direction de ma voiture pour cette fois-ci aller au point le plus au sud de mon voyage, la plage au sable rose d’Elafonissi.

Une ambiance tout à fait différente, des chaises longues partout, du monde. Je profite de ce moment pour me faire quelques sandwiches et commencer ma lecture des vacances. J’attends patiemment le coucher de soleil 📷

Je décide de passer la nuit dans mon Duster.

[Jour 3] : Sur la route.

Des routes à couper le souffle

Je prends la direction d’Omalos pour être au plus proche de mon point de départ pour mes 2 jours de trek. Sur la route je lis dans mon guide qu’il y a une adresse tout à fait charmante à Milia.

Je décide donc de m’y arrêter pour manger. Des routes à couper le souffle, c’est vraiment un plaisir de contempler tous ces paysages en même temps que de rouler à travers cette île si contrastée!

Une fois arrivé au hameau, je tombe sous le charme de ces bâtisses en pierre et de la bonne odeur de feu de bois à l’intérieur. Je m’installe en terrasse et après un bon repas je continue ma route vers Omalos.

Ici pas 36 solutions, je m’arrête au premier hôtel (le seul?) pour y passer la nuit.

[Jour 4] : Au sommet des Montagnes Blanches.

Un plaisir pour les jambes… et les yeux

C’est parti pour la journée la plus éprouvante de la semaine ! (En fait le lendemain sera du même calibre…)

Je dépose ma voiture pour 2 jours proche des gorges de Samaria. Au lieu de m’enfoncer dans les gorges, je prends de l’altitude jusqu’au refuge. Après une petite heure de marche jusqu’au refuge de Kallergi, je réserve mon lit pour la nuit et j’y dépose mon surplus pour voyager léger.

Je prends la direction du plus haut sommet des montagnes blanches, le Meliandaou. C’est un peu plus de 22km qui m’attendent.

La chaleur n’est pas du tout pesante, la vue est magnifique, je prends beaucoup de plaisir à arpenter ces sentiers. Les chèvres sont encore une fois bien présentent.

Vers 16h je suis de retour au refuge pour apprécier la fin de journée au soleil. Il n’y aura pas foule au refuge, je suis en compagnie d’un couple d’Anglais et du maître des lieux. Nous parlons rando et photo en attendant l’heure du dîner (je suis affamé)

Il me conseille un second sommet pour le lendemain, complètement différent. Je fais mon itinéraire, après avoir lu quelques pages et extinctions des feux.

[Jour 5] : De l’altitude et du vent.

L’appétit vient en mangeant

Le réveil sonne et je me prépare pour une nouvelle journée de marche. Le ciel est couvert, mais devrait se dégager pour la suite de la journée.

Je pars en direction de Gigilos, un sommet plus technique que la veille, mais vraiment grandiose !

Le chemin pour y aller et à flan de montagne, on se croirait encore une fois dans le seigneur des anneaux ^^. Je suis absolument seul à cette heure et cela rajoute un petit quelque chose à l’atmosphère.

Après 3h de marche j’arrive à la partie la plus technique. Il faut s’aider de ses mains pour grimper et en plus de ça le vent est d’une puissance qu’il est difficile de se tenir immobile. La vue est splendide entre les montagnes blanches au nord, la mer au sud et les gorges à l’ouest 😍

Une de mes plus belles randonnées à vie !

La descente n’est pas une partie de plaisir avec ce vent. Je prends mon temps il est encore tôt dans la journée.

Arrivée au village, je prends la plus belle terrasse et je me fais un festin avec une vue splendide.

Je retourne à Omalos pour y passer la nuit et surtout pour prendre une douche âpre deux jours bien chargés 😏

[Jour 6] : Des kilomètres vers Spili.

S’adapter c’est la clef

Sans le savoir, cette journée sera à bord de ma voiture.

Je voulais continuer sur ma lancée et compléter l’ascension du sommet le plus haut de l’île, le Psiloritis. La météo n’est pas excellente, mais je savais qu’il y avait un refuge à la base de la montagne.

Ce sont des petites routes pour se rendre jusque là et la visibilité est vraiment médiocre… une fois arrivé je suis dans un épais nuage et le refuge n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Il n’y a personne, de la vaisselle non lavée dans l’évier et une odeur nauséabonde se dégage des toilettes. Impossible que je reste ici !

Je reprends mon guide à la recherche d’un plan B. Et la ville de Spili attire mon attention, un petit paradis des randonneurs. Je fais donc machine arrière pour rejoindre ce petit village. La route est longue et je commence à en avoir marre de rouler depuis ce matin. Vers 18h je prends une chambre dans un hôtel de la rue principale et ce sera lecture, wifi et au lit.

[Jour 7] : La plus haute chambre de Crète.

Une dernière nuit à couper le souffle

Je regarde la météo en me réveillant et le ciel est bien dégagé pour le Mont IDA ou Psiloritis. Je veux dormir au sommet pour pouvoir shooter le coucher de soleil sur le point le plus haut de l’île !

Je me permets de me lever un peu plus tard que d’habitude, car je commencerai la rando en début d’après-midi. J’ai bien fait, car le mec de l’hôtel a loupé son réveil et à 9h tout le monde l’attendait pour le check out 😂

Je reprends exactement la même route que la veille sauf que cette fois j’ai une vue totalement dégagée.

Arrivé au stationnement de ce fameux refuge, je prépare mon sac pour la nuit, je veux dormir dans une mitata (cabane de berger) au sommet. Je prends donc tout mon équipement pour avoir bien chaud.

L’ascension se fait en environ 2H, rien de difficile on suit un chemin qui grimpe tout du long et on finit sur la crête qui emmène au sommet. La face nord est balayée par un vent glacial! Mais une fois au sommet on peut se mettre à l’abri sur le côté sud de la mitata avec le soleil qui nous réchauffe, un moment tout à fait magique.

Je m’y installe pour y passer la nuit et j’attends patiemment le coucher de soleil pour immortaliser ce moment.

[Jour 8] : Retour à la base.

Il est temps de partager ces souvenirs

Le réveil sonne il est temps de redescendre et de rejoindre Héraklion pour rendre la voiture et le vol retour pour Paris.

Je ne m’attendais pas à vivre un voyage comme cela en partant tout seul et dans une période morte en termes de tourisme. La météo dans l’ensemble a été plus que clémente et les paysages sont à couper le souffle. Réellement entre mer et montagne, il y en a pour tous les goûts. Une semaine passe relativement vite alors oui j’en ai profiter pour manger du dénivelé que pour arpenter les musées… 😅

Il est maintenant temps de retourner au Québec pour affronter un nouvel hiver. Et oui la saison reprend dans une vingtaine de jours !!

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