Le GPS au coeur de la performance sportive

UNE FIN EN SOI ? PAS DU TOUT

Il a fallu arriver en dernière année d’étude pour avoir à réaliser un mémoire universitaire. Une expérience pour le moins enrichissante, que ce soit dans le contenu de la recherche que dans la conduite du projet. Un choix de sujet extrêmement vaste qui devait être en adéquation avec mon Master… Rien de plus normal me direz vous. Après quelques jours de réflexion mon choix s’est porté sur la relation qu’il peut exister entre les nouvelles technologies (GPS) et la performance sportive.

À une époque où l’on calcule tout, ce que l’on mange, le nombre de pas que nous faisons ou encore la qualité de notre sommeil. Il était pertinent de s’intéresser à l’impact que ces données pouvaient avoir. Pour que ces mesures aient un réel poids je devais me focaliser sur quelque chose de précis et de professionnel. J’ai donc opté pour les technologies GPS et la pratique du rugby. Le rugby parce que c’est un sport que je pratique depuis longtemps et le GPS parce qu’il est utilisé dans le club ou j’étais.

PROBLÉMATIQUE : GPS ET PERFORMANCE SPORTIVE

Le sport est un domaine qui a connu tellement d’évolutions au cours des siècles qu’il est extrêmement intéressant de s’y pencher. C’est maintenant devenu une science, qui se calcule et s’analyse statistiquement. Les nouvelles technologies et le progrès technique nous à conduit dans une nouvelle ère et donc avec des nouveaux enjeux. Les statistiques, les données donnent un aspect de modernité. La problématique de notre étude était basée sur la relation qu’il pouvait exister entre les données GPS et la performance sportive. Cette réflexion menant à des sujets un peu plus précis avec la place de l’homme et de la machine dans cette notion de performance.

Peut on alors affirmer qu’il est possible d’évaluer la performance sportive d’un athlète en sa basant uniquement sur des données GPS ?

gps-emilien-prevost

SYNTHÈSE

Nous avons donc vu à travers ces parties que le sport et les technologies étaient intimement liés et ça depuis longtemps. Dans le coeur de notre recherche nous essayons de mettre en parallèle ce progrès technologique et l’importance qu’il peut avoir dans la quête de performance chez un athlète. Mais où est la limite de ces données GPS ? Peut on s’y fier à 100% ? Nous continuerons de répondre à ces questions à travers notre étude de terrain.

MÉTHODOLOGIE

Le concept de performance est important pour de nombreux sportifs. Il nous semblait alors intéressant de mettre en relation quelque chose de notre quotidien, comme les technologies numériques avec un sport mélangeant différents profils, une exigence physique assez forte et l’importance de la collabora-on interne dans une équipe.

Les analyses présentées dans cette étude s’appuient sur une recherche empirique conduite pendant le mois de Mai 2016. Cette recherche qualitative comporte deux volets. L’un consiste en l’observation de la performance de rugbymen pendant la pratique de leurs activités à l’aide d’un dispositif GPS. L’autre repose sur des interviews, conduites de façon semi-directive. Interviews des trois acteurs du monde de la prépara-on physique dont un spécialiste des technologies GPS dans le rugby. Le but de ce@e étude était de connaître une réelle immersion et de pouvoir avoir une idée plus précise de l’utilisation des données GPS dans le milieu rugbystique.

RÉPONSE À LA QUESTION DE DÉPART

Nous avons vu au cours de cette étude, à travers l’état de l’art et notre étude de terrain que les technologies numériques et en particulier l’outils GPS, étaient devenu une aide non négligeable à la performance sportive. Les acteurs se dotent de tout ce qui se fait de mieux pour permettre aux athlètes de s’exprimer parfaitement. Cette connaissance s’obtient en analysant les moindres détails car ce sont eux qui font basculer une rencontre au plus haut niveau. Ces données sont représentatives de l’état d’un athlète ou d’une équipe à instant T. Comme nous l’avons dit les données GPS ne peuvent exprimer qu’une petite partie des facteurs qui constituent la performance sportive. Effectivement elles sont capables de nous renseigner sur la vitesse, la distance et autres données que nous avons vu dans l’état de l’art mais il serait extrêmement réducteur de se contenter uniquement de ces données pour dire qu’un joueur est ou à été performant. Nous touchons alors aux limites de cette technologie. Pour les préparateurs physiques l’utilisation des boitiers est un complément de luxe à la planification de la préparation.

LE POINT DE VUE DE MATTHIEU AXISA

Comme il nous l’a été confirmé par Matthieu Axisa, les données GPS permettent une spécification par discipline, c’est à dire de répondre au mieux aux exigences du sport pratiqué. Elles permettent aussi un suivit individualisé et nous avons vu que dans le rugby c’était une composante extrêmement important. Dans un sport avec autant de profils différents mais complémentaires il est indispensable d’avoir un entraînement fait sur mesure pour chaque types de postes. Pour les avants qui se déplacent en grande par-e à des petites intensités et sur des courtes distances, les sprints ne seront pas la première chose à faire travailler. Alors que pour les arrières qui répètent des efforts courts mais à haute intensité la répétition des efforts sera importante.

L’objectif est donc d’analyser les besoins physiques des joueurs au cours d’un exercice physique pour pouvoir mettre en place les entraînements adéquats.

LE FUTUR SERA FAIT DE QUOI ?

L’univers des données en est à son balbutiement. Effectivement plus les années vont passer plus la quantité de données sera importante. Nous arriverons à un stade où nous seront capable d’analyser une situation en temps réel mais aussi d’apporter une réponse aux problématiques présentent à un instant T dans le but de gagner. Si une équipe ou un athlète est capable de savoir quoi faire en fonction du nombre de défenseurs, de leurs positions sur le terrain alors le sport sera entré dans une autre dimension, celui de la prédiction.

 

gps-emilien-prevost

Dans un contexte un peu plus général il y’a la question du rapport entre l’homme et la machine. Existe t-il encore une frontière entre l’homme et la mécanique ou les sportifs sont tous des hommes bioniques ? La question du dopage technologique est également en suspens. Jusqu’où l’éthique permettra d’aller dans l’optique de la performance ?

Comments are closed.